Meurtre à Souday (41)... mais que s'est-il donc passé ?

Publié le par Véronique

Mais que s'est-il donc passé à Souday (41) le samedi 8 mai 1886 ?

Eugène Désiré HAUDEBOURG dit Henri, né à Souday (41) le 13 septembre 1873 est depuis quelques mois employé comme domestique à la ferme des COULOIR au hameau de la Bretonnière commune de Souday (41).

C'est encore un enfant et comme tous les autres de son âge, il aime jouer avec ses camarades.

Ce jour là, après le repas de midi, il sort dans le verger voisin pour s'amuser avec François GILLOT, né à Choué (41) en 1882, petit-fils de ses patrons.

Au cours de leur jeu, des coups involontaires sont échangés mais très vite, cela dérape et Henri qui prend vite le dessus au vu de la différence d'âge, donne à son jeune camarade François un coup de sabot si violent à la tête que celui-ci en tombe vite à la renverse.

Plutôt que d'en rester là, que se passe-t-il donc dans la tête du jeune Henri ? Toujours est-il qu'il se précipite sur sa petite victime toujours à terre et frappe à nouveau François à la tête de manière brutale.

Se rendant sûrement compte de sa bêtise et par peur de représailles s'il se trouvait dénoncé, il décide alors d'en finir et en s'aidant d'une serpe de bûcheron, il défonce le crâne du malheureux enfant et le laisse alors pour mort dans le verger.

Ensuite, se débarrassant furtivement des preuves de son méfait, il accourt alors à la ferme et fait croire qu'un vagabond vient d'agresser le jeune François.

Ce dernier est retrouvé mourant à l'endroit indiqué pendant que d'autres adultes se mettent à la poursuite du mystérieux vagabond.

François succomba rapidement à ses atroces blessures.

La gendarmerie de Mondoubleau (41) est aussitôt prévenue.

Une enquête est ouverte mais devant les explications pour les moins étranges du jeune HAUDEBOURG, qui passe déjà pour avoir une personnalité sournoise, menteuse et irritable, un caractère peu facile mais sachant toujours gérer ses colères, les soupçons se tournent rapidement vers lui.

Les preuves sont retrouvées et Henri se retrouve donc emprisonné à Vendôme (41).
Il n'avouera son crime que le 17 juin.

Un premier procès s'ouvre alors le 3 août mais est renvoyé à une prochaine session car une expertise psychiatrique est alors demandée.

Le 19 novembre 1886, soit 6 mois 1/2 après les faits, Henri HAUDEBOURG comparaît devant la Cour d'Assises de Loir-et-Cher pour répondre de son acte ignoble.

Vu l'âge de l'accusé, il est décidé que celui-ci serait enfermé dans une maison de correction jusqu'à l'aube de sa 21ème année.

Je ne vous en dirai pas plus sur cette affaire, je vous invite vivement à y entrer et lire les détails dans le livre de l'auteur.

Les Grandes Affaires Criminelles du Loir-et-Cher, Pascal NOURRISSON, éditions De Borée.

Qu'est-il advenu des personnages principaux ?

Quelles étaient ces familles, d'où venaient-elles ?

Je vous invite à le découvrir généalogiquement dans de prochains articles.

Publié dans Affaires criminelles

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